Voici qui partage la vie de Laurent Jalabert aujourd’hui

À rebours des projecteurs et du vacarme des podiums, Laurent Jalabert trace aujourd’hui sa route loin du peloton, mais jamais loin du cyclisme. L’ancien champion, désormais figure incontournable de France TV Sport, s’est exprimé récemment à propos du report du Tour de France (29 août, 20 septembre). Pour lui, l’annonce des nouvelles dates marque plus qu’un simple ajustement de calendrier. Elle nourrit l’espoir d’un redémarrage, mais la prudence reste de mise face aux incertitudes sanitaires et aux interrogations sur la forme des coureurs.

Laurent Jalabert : « Penser aux prochaines saisons »

« Nous pouvons voir la lumière au bout du tunnel même si elle est encore longue », lâche Jalabert lors d’un échange avec France TV Sport. Cette édition 2020 ne sauvera pas seulement l’honneur du Tour, elle représente un souffle vital pour tous les acteurs du cyclisme. Les équipes, d’abord, sans elles, la Grande Boucle n’aurait pas lieu d’être. Les organisateurs aussi, notamment ASO, société privée qui orchestre une grande partie du calendrier cycliste. On sent poindre la singularité de cette édition, mais surtout ce qui va suivre : l’après-Tour. Jalabert insiste sur la nécessité de préparer dès maintenant les saisons à venir. Retrouver un semblant de routine sportive, même imparfaite, devient une étape incontournable dans cette période troublée.

Jalabert doute sur le niveau et l’état de forme

La réalité du terrain pèse lourd. Les coureurs, confinés depuis des semaines, voient leur préparation bouleversée. Pour les Français, la perspective de retrouver enfin le bitume reste lointaine ; ils devront patienter encore au moins un mois avant de véritablement reprendre l’entraînement en extérieur. Jalabert, qui garde un pied dans le sport via le triathlon, connaît bien cette sensation d’impuissance qui s’installe quand l’élan s’arrête. Lui aussi subit l’impact du confinement sur sa propre forme physique, tout comme ses homologues cyclistes.

Il ne cache pas ses doutes : « Après deux mois enfermés, dans quel état de condition physique seront-ils ? À mon avis, ils risquent de repartir de très bas, ou, au mieux, d’un niveau assez moyen. Le temps qui leur restera pour revenir à leur meilleur niveau sera court. »

Ce contexte inédit pourrait rebattre les cartes. Selon Jalabert, l’édition 2020 risque d’être plus imprévisible que jamais. Les repères habituels, les favoris désignés, tout pourrait vaciller face à cette préparation écourtée et inégale. « Ce Tour s’annonce comme un vrai laboratoire : il sera passionnant à observer, justement parce que personne ne sait vraiment à quoi s’attendre. »

À l’aube d’une course qui s’annonce atypique, la scène du cyclisme s’apprête à écrire un chapitre dont personne ne connaît la fin. Reste à voir qui, du destin ou de la ténacité, prendra le dessus sur les routes de France.