Un chiffre s’impose, sec et sans fioritures : l’énergie coûte plus cher aujourd’hui qu’hier. La pandémie s’estompe, mais l’onde de choc reste palpable sur nos factures. Face à cette tension budgétaire, la France réplique avec une mesure concrète : la prime énergie. Reste à savoir quand ce coup de pouce, annoncé à 100 euros, va réellement atterrir dans les portefeuilles.
La prime énergie de 100 euros : versement prévu en fin d’année
Le gouvernement français s’engage à alléger la pression qui pèse sur les ménages au moment de régler leurs factures d’énergie. Cette aide, baptisée prime énergie, prend la forme d’un versement direct, dont le montant minimum est déjà connu : 100 euros. Pour l’heure, peu de détails filtrent sur les modalités précises de cette mesure, mais une certitude : la fenêtre de versement se situe entre décembre 2022 et le début de l’année 2023.
Le calendrier n’a rien d’anodin. Tomber juste avant ou pendant la période des fêtes, c’est offrir un souffle bienvenu à des millions de foyers. Ce délai laisse aussi aux administrations le temps d’organiser la distribution, pour éviter des oublis ou des retards et garantir que personne ne soit exclu du dispositif. Les bénéficiaires devront donc s’armer d’un peu de patience, mais la perspective d’un soutien financier à venir reste tangible.
Ce qui change cette année pour la prime énergie
Cette nouvelle édition marque une évolution. Plusieurs ajustements sont prévus, et ils ne sont pas anecdotiques. L’objectif : étendre la portée de cette aide et toucher davantage de foyers. Selon les estimations, plus de 12 millions de ménages sont désormais concernés, contre un nombre nettement inférieur lors de la précédente vague du printemps. Cela représente environ 40 % des ménages aux revenus modestes, un chiffre qui traduit l’ampleur du dispositif.
Autre nouveauté, le montant : si la prime était comprise entre 48 euros et 277 euros en avril dernier, elle s’établit désormais à 100 euros ou 200 euros selon la situation du foyer. Ce montant dépendra des revenus et de critères spécifiques fixés par l’administration. Le plancher a été relevé, signe de la volonté d’apporter un soutien plus significatif. Même si le montant maximal est revu à la baisse, la couverture élargie traduit une enveloppe globale plus importante dédiée à cette mesure.
À quoi sert concrètement la prime énergie ?
Ce coup de pouce financier, attendu pour la fin de l’année 2022, n’est pas réservé à une seule dépense. Plusieurs usages sont couverts, tous liés à la consommation d’énergie. Voici les principales dépenses concernées :
- Le règlement des factures d’électricité ;
- La prise en charge du gaz naturel utilisé au sein du foyer ;
- L’achat de biomasse ou de bois pour le chauffage ;
- Tout type de combustible destiné à chauffer le logement ou à produire de l’eau chaude.
La prime permet aussi de financer une partie de travaux de rénovation énergétique, à condition qu’ils visent à réduire la consommation d’énergie. Les résidents de logements-foyers peuvent également utiliser cette aide pour régler certaines redevances énergétiques. Sans oublier le fioul domestique et le gaz propane, eux aussi éligibles à ce soutien.
Qui peut recevoir la prime ? Les critères d’attribution
Pour bénéficier de la prime énergie, certains critères doivent être respectés. L’administration fiscale se base principalement sur le revenu fiscal de référence, déterminé à partir de la déclaration d’impôts. Cette transparence est capitale pour garantir la juste attribution de l’aide.
La taille du ménage entre aussi en ligne de compte, en utilisant le principe des unités de consommation : la première personne équivaut à une unité, la seconde à une demi-unité, et chaque personne supplémentaire à 0,3 unité. Pour prétendre au versement, le revenu fiscal ne doit pas dépasser 10 800 euros par unité de consommation. Les foyers disposant des revenus les plus modestes seront prioritaires, selon les règles définies par l’État.
Le calendrier se resserre, les factures ne faiblissent pas. Quand la prime tombera, elle pourrait bien desserrer l’étau pour des millions de foyers. Reste à voir si ce souffle d’oxygène suffira à changer la donne durablement.


