Que signifie réellement un appel de phares sur la route ?

Un appel de phares ne se limite pas à une salutation sur l’asphalte. Derrière ce geste, tout un langage se cache, codifié par la loi, la sécurité et parfois, l’urgence. Savoir décoder un jeu de lumières, c’est aussi comprendre les règles du partage de la route, et s’y tenir, sous peine de sanctions.

En voiture

Feux de position (ou « feux de nuit »)

Ces petits points lumineux ne servent qu’à une chose : signaler votre présence aux autres, pas à mieux distinguer la route. Dès que la clarté baisse, on active. En ville, si l’éclairage public fait son travail, ils suffisent parfois. Mais prendre le volant sans aucun éclairage, même au cœur d’une agglomération, reste interdit.


Feux de croisement (ou « codes »)

Ils éclairent à environ 30 mètres, tout en signalant votre véhicule. La nuit, ils sont de mise dans la majorité des situations. Dès qu’il pleut, qu’il neige ou que le brouillard s’invite, ils deviennent obligatoires même en journée. Sur routes non éclairées, ils remplacent les feux de route quand vous croisez d’autres voitures, histoire de ne pas transformer le pare-brise d’en face en mur éblouissant.


Feux de route (ou « plein phares »)

Ceux-là projettent leur faisceau jusqu’à 100 mètres devant vous. Leur puissance éclaire la nuit noire, en rase campagne ou sur autoroute désertée. Mais attention : dès qu’un autre usager arrive en sens inverse, repassez en feux de croisement pour éviter de l’aveugler.


Feux de brouillard avant

Ces feux s’ajoutent aux codes, en cas de pluie battante, de brouillard dense ou de neige abondante. Sur routes tortueuses et étroites, ils peuvent aussi aider à mieux appréhender les virages.


Feux antibrouillard arrière

Ils sont puissants, trop pour être utilisés à la légère. Leur usage se limite au brouillard ou à la neige. Sous la pluie, il faut s’en abstenir, sous peine d’éblouir ceux qui suivent.

L’usage abusif des feux de brouillard peut coûter 135 euros d’amende forfaitaire.

Ce que dit la loi sur la circulation routière, Moto

L’allumage des feux, de jour comme de nuit, ne se discute pas pour :

  • Les motos de plus de 125 cm³ mises en circulation depuis le 1er janvier 1965
  • Les autres motos entrées en service à partir du 1er janvier 1988

Par cyclomoteur

L’éclairage doit rester activé, jour et nuit pour tous les cyclomoteurs mis en service depuis le 1er janvier 2004.

Le défaut d’allumage des feux diurnes sur cyclomoteur ou motocyclette peut entraîner une amende de 35 €.

Cyclisme

Pour circuler à vélo, plusieurs équipements lumineux s’imposent :

  • Feux avant (blanc) et arrière (rouge) en bon état de fonctionnement
  • Réflecteurs blancs à l’avant, rouges à l’arrière, oranges sur les pédales et sur les côtés

Pédaler visible, c’est aussi une question de survie. Hors agglomération, la nuit ou quand la lumière décline, enfiler un gilet rétroréfléchissant devient obligatoire. En ville aussi, il peut faire la différence entre être aperçu ou ignoré dans la circulation.

Extrait visuel de la brochure « Mon enfant est-il bien protégé ? », Associations d’assurance de prévention et de prévention routière, Réalisation L’Agence verte. L’association Prévention Routière agit en toute indépendance et compte sur le soutien de chacun pour poursuivre ses missions. Un simple faisceau dans la nuit peut changer bien des destins. Qui aurait cru que la lumière, sur la route, devienne parfois le meilleur langage commun ?